Les sauteurs se lancent dans une course d'élan sur une piste rectiligne, prennent une impulsion sur leur meilleur pied (ou pied d'appel) juste avant une surface en plasticine, et sautent pour atterrir le plus loin possible dans un bac à sable.
L'athlète qui dépasse la planche de plasticine ne verra pas son saut mesuré. On dit qu'il a mordu.
Les concurrents ont généralement six essais et le gagnant est celui qui a réalisé le plus long saut mesuré. En cas d'égalité, on départage les sauteurs en prenant en considération le second meilleur saut effectué.
La vitesse de course au moment de l'impulsion est déterminante, c'est pourquoi de nombreux sprinteurs réalisent de bons résultats en saut en longueur.
Le sprinteur Carl Lewis s'est ainsi également brillamment distingué au saut en longueur (4 médailles d'or aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984).

Avant les JO de 1968 à Mexico, le record du monde était de 8,35 mètres. Ce jour là, le premier saut de Beamon (voir image) fut si long que l'appareil de mesure optique utilisé ne parvint pas à atteindre le point d'impact de l'Américain.
Les juges durent donc recourir à un mètre à bande métallique. Le verdict tomba : 8,90 mètres. Connaissant mal le système métrique, Bob Beamon dut attendre que la distance soit convertie en pieds (soit 29 pieds et 2,5 pouces) pour comprendre ce qu'il venait d'accomplir.
Il fut alors submergé par l'émotion et s'effondra à genoux sur la piste. Il avait fallu 33 ans pour que le record du monde du saut en longueur soit amélioré de 22 centimètres. En quelques secondes, Bob Beamon venait d'en ajouter 55.
Le saut spectaculaire de Bob Beamon devait rester vingt-deux ans record du monde. Il fut battu en 1991 avec 8.95m par Mike Powel à Tokio.
A Athènes 2004 ce sont la russe Tatyana LEBEDEVA et l'américain Dwight PHILLIPS qui remporterent la medaille d'or.
La France n'a jamais remporté de médaille dans cette discipline.